La fascination de la faille
Hugo Aveta.
2019.
Installation en bois. Production MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.
Photo © Rebecca Fanuele.

« La fascination de la faille »

Exposition de Hugo Aveta du 5 octobre 2019 au 16 février 2020

En résidence au MAC VAL entre août et octobre 2019, l’artiste argentin Hugo Aveta réalise une œuvre monumentale, au cœur de l’exposition « Persona grata ? », qui questionne à son tour le sujet de l’hospitalité.
Cette installation prend la forme d’un grand pont en bois fragilisé en son centre d’une large faille, révélant tout le paradoxe et le précaire équilibre de cette construction. Le pont est un lien entre deux lieux géographiques, deux peuples, deux cultures ou deux êtres. Symboliquement, il marque un lien aussi bien qu’une rupture entre un état et un autre, il représente la transition et la transformation. Le pont abolit la frontière, mais unit tout autant qu’il sépare. Hugo Aveta est fasciné par la matière et par la faille.
Avec cette œuvre, il pointe les forces en lutte, les incertitudes, les risques, les échecs, mais aussi les rêves et les espoirs, fragiles, ébranlés, mais toujours debout.

Biographie

Dimanche 9 février 2020, 15h-18h
« Elle a comme une petite balle blanche dans les bras »*
Performance de Natalia Jaime-Cortez

Performance de Natalia Jaime-Cortez créée pour l’œuvre La fascination de la faille de Hugo Aveta.
* Winnie dans Oh les beaux jours de Samuel Beckett qui vient d’apercevoir une fourmi et s’exclame : « Tiens qu’est-ce que je vois là ? On dirait de la vie ! Une fourmi ! Willie, une fourmi vivante ! Elle s’est sauvée ! Ah la revoilà ! Elle a comme une petite balle blanche dans les bras ».

« Déposer mon corps à 9 mois de grossesse sur une grande quantité d’argile meuble. Emprunter la terre de ce poids. Je veux éprouver ce corps si étrange et si particulier, si rare pour moi mais aussi pour la performance. Il serait supposé qu’à ce stade je me repose. Je vais donc me déposer. L’immobilité est difficile, la mobilité aussi. Que va-t-il se passer ?
J’ai pensé à Winnie dans Oh les beaux jours de Samuel Beckett, a son étrange et radieuse fixité, je lui emprunte cette citation pour titre, pour dire que cela vient de là aussi, que je me charge de ces mots pour être auprès de l’œuvre de Hugo Aveta, sous son pont calciné et asséché, en poids et en matière, en abandon et en densité.
Il y a beaucoup de ponts imaginaires pour relier et retenir les fils d’une identité. »
Natalia Jaime-Cortez

Invitation vernissage
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Petit journal
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Résidences
Hugo Aveta est un artiste multimédia argentin. Ses œuvres traquent les souvenirs et les traces des traumatismes que son pays à connus. De façon plus universelle, c’est la question de la mémoire et de sa transmission qui hantent son œuvre, plastique, photographique ou filmique.